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Véritable première console 32 bits, la 3DO est issue d'une société américaine du même nom 3DO. C'est une console pratiquement inexistante en France. Dans les autres pays, elle n'a pas non plus trouvé le succès escompté malgré de bonnes ventes en Angleterre.

Plusieurs problèmes ont empêché le développement de cette machine. Premièrement rappelons que le support est un CD et donc, à l'époque de son arrivée, le CD n'était pas encore une technologie clé dans le domaine de la musique, et encore moins dans le domaine du jeux-vidéos. Deuxième point important, presque aucun développeur Japonais dans un domaine relativement Nippon.

Mais la 3DO souffre d'un autre problème (le même que la Saturn), la firme n'as pas regarder assez loin pour l'architecture de sa machine. On a donc une console qui surpasse même la Playstation pour l'application de textures, mais un manque totale de polygoniseur 3D. D'où son incapacité à tirer partie des jeux demandant de plus en plus de polygones. Donc, tout comme la Saturn, la 3DO se limitait à la production de jeux en 2D (avec des sprites) où la encore la 3DO surpasse la Playstation grâce à sa mémoire plus importante (1 Mo de plus qui font la différence).

Il ne faut surtout pas oublier que ce qui fait la puissance d'une machine n'est en aucun cas son architecture, ni ses capacités mais bel et bien le nombres d'éditeurs Japonais important ainsi qu'une bonne publicité. La qualité des jeux ne rentre même plus en compte, j'en veux pour preuve le succès de jeux tel que Tomb Raider 3.

La 3DO sous tous les angles !

Le coeur de cette machine est un processeur RISC 32 bits, le ARM6 de chez Acorn. Ce constructeur anglais est connu pour avoir créé, en 1986, le premier micro-ordinateur RISC : l'Archimedes. Le ARM6 est cadencé à 12.5 Mhz et, de par sa nature RISC, il exécute une instruction en deux cycles ( un cycle est équivalent à 1 hertz); la puissance de traitement qu'il délivre est donc de 6 Mips (millions d'instructions par seconde). Il sert à calculer les positions des sommets des facettes pour la 3D, à effectuer des tests divers et à indiquer aux autres processeurs comment il doivent fonctionner. C'est le cerveau de la machine.

Les graphismes sont gérés par deux coprocesseurs : dans ce système, le pixel est géré en tant qu'entité nommée "Cell" (rien avoir avec le Cell du Dr Gero de Dragon-Ball, à ne pas confondre). L'organisation graphique sous forme de cells (comprenez cellules) permet d'effectuer rapidement et simplement les opérations suivantes : rotation, déformation, mapping, transparence...

Le système vidéo de la 3DO est assez particulier car il en fait la première console à permettre le lissage en temps réel. À l'écran, on dispose d'un ersatz de haute résolution (640 x 480) qui est en fait le résultat d'une Interpolation de deux images de 320 x 240 pixels. Les avantages : les images possèdent un aspect très propre, très "pro". Les inconvénients : les images ne sont pas aussi stables qu'en affichage classique, il existe toujours un clignotement visible des pixels aux endroits où il y a une forte variation de contraste. Comme vous avez pu le constater, cela ne gène quasiment pas son utilisation. Aspect encore Inexploité de la 3DO, elle peut générer une image 3D stéréo à partir de deux images données : cette dernière peut être appréciée avec des lunettes 3D.

Photo

Le son est géré par un processeur de traitement de signal (DSP), grâce à lui, l'exécution des dernières techniques de restitution sonore devient possible. Le son délivré est de qualité CD avec une fréquence 44.1 kHz : un système MASH, optimisant la qualité, fait office de dernière phase de traitement avant l'écoute du son. Tout cela donne des sons d'une qualité époustouflante (voyez fifa 3DO...).

L'autre atout dans le jeu de la 3do est le système DMA (Direct Memory Access) : cette abréviation signifie accès direct à la mémoire.


La 3DO possède une architecture RISC 32 bits. L'ARM6 d'Acorn est le chef d'orchestre, il effectue tous les calculs. Les coprocesseurs graphiques et le DSP permettent de gérer indépendamment les images et le son. "Madam" et "Clio" regroupent les coprocesseurs graphiques et sonores, ils soutiennent donc l'ARM6.

Comme sa grande soeur, l'Amiga (CD32), la 3DO est constitué autour d'une technologie DMA, qui consiste à avoir un débit de données plus élevé que celui de chacun des processeurs constituant le système. Ainsi, chaque processeur peut occuper à 100 % le bus de données sans gêner les autres. Ce miracle est dû au DMA Engine qui partage le bus de données de manière transparente.



Processeur : ARM60 - 32 bits RISC à 12.5 Mhz, développe 25 Mips
Processeur sonore : DSP 16 bits, 32 canaux, surround
Mémoire principale : 2 Mo de DRAM et 1 Mo de VRAM
Back-up RAM : 32 Ko
ROM : 1 Mo
Programmation : language C
Lecteur CD-ROM : Vitesse : 2X (Buffer 32 Ko)
Résolutions : 640x480 (16, 24, 32 bits)
Possibilités : Lecture de CD-Vidéo grâce à l'adjonction d'une carte MPEG
Sortie Vidéos : Composite NTSC (RS170A), PAL/SECAM, S-Vidéo, RF-Vidéo